• 3 (15/12/2007 )
    et ce magnifique poème de Fernando Pessoa Bureau de tabac Je ne suis rien Jamais je ne serai rien. Je ne puis vouloir être rien. Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde. Fenêtres de ma chambre, de ma chambre dans la fourmilière humaine unité ...
  • 3 (15/12/2007 )
    Certaines personnes partagent un peu de notre chemin   "La vie est ainsi faite :  Certaines personnes partagent un peu de notre chemin puis s'en vont sur le leur. D'autres nous suivent du début à la fin. Bien peu en fait. Je reste persuadée que chaque ...
  • 2 (15/12/2007 )
    Jules Supervielle, Les Amis inconnus       Homme égaré dans les siècles,   Ne trouveras-tu jamais un contemporain ?   Et celui-là qui s’avance derrière de hauts cactus   Il n’a pas l’âge de ton sang ...
  • 1 (15/12/2007 )
    monde n'existe que dans les questions qu'on lui pose   Ce livre de Vincent Delecroix se lit rapidement mais pose les questions essentielles Et l'absence non seulement de générosité, mais de toute qualification morale, l'absence criante des fondements rudimentaires ...
  • 'amour est la fréquentation assidue d'un mystère. (07/12/2007 )
    Parlons d'amour, donc. Vous écrivez: «Certaines femmes sont des trappes où l'on tombe. Parfois, de ces pièges, on ne veut plus sortir.» Pourquoi ne «veut» -on plus en sortir? E.-E.S. L'amour est la fréquentation assidue d'un mystère. Ce n'est pas satisfaisant (puisque ce ...
  • esther (02/12/2007 )
       
  • Into my arms (29/11/2007 )
    I don't believe in an interventionist God But I know darling that you do But if I did I would kneel down and ask Him Not to intervene when it came to you Not to touch your hair on your head But to leave you as you are And if He ...
  • SILENCE AIMANT (29/11/2007 )
    "l'outrance et l'intempérance de la parole aboutissent toujours à rabaisser ce que l'on voudrait exalter. La sobriété n'exclut pas la chaleur. La véritable intimité n'est ni sèche, ni froide. Il y a une louange merveilleuse dans le SILENCE AIMANT. Louer quelqu'un en effet, c'est lui faire ...
  • Autumn (04/11/2007 )
    Autumn leaves under frozen souls, Hungry hands turing soft and old, My hero crying as we stood out their in the cold, Like these autumn leaves I dont have nothing to hold. Handsome smiles wearing handsome shoes, Too young to say, though I swear he knew, And i hear him singing while ...
  • Il est des heures rares (26/10/2007 )
    « Il est des heures rares où toute apparence alentour vacille s’humilie s’efface comme les tentures mûres fermant la scène, l’acte fini, dans la cohue. Les sens sont engourdis, la minute en soi se complaît ; et dans nos yeux vaguement étourdis sans cause un sourire ...
  • Se réchauffer au feu de l'automne (25/10/2007 publié dans : photo )
  • Guy Gofette Ce que j'ai voulu, je l'ignore. (09/10/2007 publié dans : poésie )
    LX Ce que j'ai voulu, je l'ignore. Un train file dans le soir : je ne suis ni dedans ni dehors. Tout se passe comme si si je logeais dans une ombre que la nuit roule comme un drap        et jette au pied du talus. Au matin, dégager le ...
  • La Poésie André Velter (09/10/2007 publié dans : poésie )
    Quel est l'espace des hommes ? Est-ce pour toujours la terre, le ras du sol? Ou pour une fois une rive inconnue, imprévue, risquée ? Un coin de ciel que secouent les nuages, une ligne d'horizon qui renaît quand ça bascule, une haute forêt où s'accrocher aux branches en criant, en chantant, ...
  • Guy Gofette Un peu d'or dans la boue VI (09/10/2007 publié dans : poésie )
    Et tu finis par ranger le livre, là-haut, à sa place exacte, ce petit creux d'ombre et d'oubli comme le coin de terre qui te revient. Tu reviens toi aussi à ta place, devant la fenêtre, la table,    ce carré de neige que nul encore n'a forcé    et qui ...
  • Jules Supervielle, Les Amis inconnus (09/10/2007 publié dans : poésie )
    Homme égaré dans les siècles, Ne trouveras-tu jamais un contemporain ? Et celui-là qui s’avance derrière de hauts cactus Il n’a pas l’âge de ton sang qui dévale de ses montagnes, Il ne te connaît pas les rivières où se trempe ton regard Et comment savoir le chiffre de sa tête ...
  • Gaspar Lorand Il y a si longtemps que j'essaie de toucher la nuit (09/10/2007 publié dans : poésie )
    il y a si longtemps que j'essaie de toucher la nuit les fronces légères que fait l'eau dans le silence — toucher dans le corps frileux, froissé le souffle de Dieu sur les eaux cette chose qui éclaire mes images et parfois de si loin les déchire les ...
  • Poème à la durée de Peter Handke (09/10/2007 publié dans : poésie )
      Non, la durée était un sentiment le plus fugitif de tous, plus rapide souvent qu’un instant imprévisible, ingouvernable, insaisissable, immensurable. Et pourtant, grâce à elle, j’aurais pu, quel qu’ait été l’adversaire, lui rire à la figure, le ...
  • Et un sourire Eluard (09/10/2007 publié dans : poésie )
    Et un sourire La nuit n'est jamais complète Il y a toujours puisque je le dis Puisque je l'affirme Au bout du chagrin une fenêtre ouverte Une fenêtre éclairée Il ya toujours un rêve qui veille Désir à combler faim à ...
  • Eluard Un oiseau s'envole (09/10/2007 publié dans : poésie )
    Un oiseau s'envole, II rejette les nues comme un voile inutile, II n'a jamais craint la lumière, Enfermé dans son vol II n'a jamais eu d'ombre. Coquilles des moissons brisées par le soleil. Toutes les feuilles dans les bois disent oui, Elles ne savent dire ...
  • Eluard Pour qu'il lui soït règle d'or pur (09/10/2007 publié dans : poésie )
    Pour qu'il lui soït règle d'or pur Pour que sa gorge bouge douce Sous la chaleur tirant la chair Vers une caresse infinie Pour qu'elle soit comme une plaine Nue et visible de partout Pour qu'elle soit comme une pluie Miraculeuse sans nuage Comme une pluie entre deux feux Comme une ...
  • Le vaste monde Aragon (09/10/2007 publié dans : poésie )
    Où faut-il qu'on aille Pour changer de paille Si l'on est le feu A moins qu'il ne faille Si l'on est la paille Fuir avec le feu La paille est si tendre Mais vouloir l'étendre Etendra le feu Qu'on tente ...
  • LE DERNIER POÈME Eluard (09/10/2007 publié dans : poésie )
    J'ai rêvé tellement fort de toi,  J'ai tellement marché, tellement parlé,  Tellement aimé ton ombre,  Qu'il ne me reste plus rien de toi.  Il me reste d'être l'ombre parmi les ombres  D'être cent fois plus ombre que l'ombre  D'être l'ombre qui ...
  • Pierre Morhange La pluie (09/10/2007 publié dans : poésie )
    LA PLUIE   La pluie et moi marchions Bons camarades Elle courait devant et derrière moi Et je serrais notre trésor dans mon cœur Elle chantait pour nous cacher   Elle chantait pour endormir mon coeur ...
  • Michel François Lavaur (09/10/2007 publié dans : poésie )
      Ils jouaient dans la classe avec les mots et les images. Ils apprivoisaient peu à peu le langage. Ils faisaient des charades des rébus des comptines des bouts-rimés des acrostiches et des calligrammes. Ils dessinaient tout un bestiaire ...
  • C'ÉTAIT UN BON COPAIN Desnos (09/10/2007 publié dans : poésie )
    Il avait le coeur sur la main   Et la cervelle dans la lune   C'était un bon copain   Il avait l'estomac dans les talons   Et les yeux dans nos yeux   C'était un triste copain   Il avait la tête à ...
  • Enfant moi seule Amina Saïd (09/10/2007 publié dans : poésie )
    enfant moi seule me donnais la réplique fleurissais la parole de commencements complices confessais le silence longs jeux patients où s’ordonnait le monde vers le temps à naître d’autres vers le temps mort d’un même instrument pinçant ...
  • Eluard Nous avons fait la nuit (09/10/2007 publié dans : poésie )
    Nous avons fait la nuit je tiens ta main je veille Je te soutiens de toutes mes forces Je grave sur un roc l'étoile de tes forces Sillons profonds où la bonté de ton corps germera Je me répète ta voix cachée ta voix publique Je ris encore de l'orgueilleuse que tu traites comme une ...
  • Les pluies battantes Sampiero (09/10/2007 )
    II faut beaucoup de pénombre aux mains pour qu'elles perdent tout, la peau, la paume, les doigts, beaucoup de pénombre pour que le hasard mûrisse comme il a mûri déjà dans le corps des mères, et bien plus loin encore dans la racine, beaucoup de pénombre à la rivière avant son ...
  • Depuis ma chambre Federico Garcia Lorca, (09/10/2007 publié dans : poésie )
    Depuis ma chambre j'entends le jet d'eau. Un doigt de la treille un rais de soleil désignent le lieu où est mon coeur. Sur la brise d'août s'en vont les nuées. Au coeur du jet d'eau, je rêve que je suis éveillé.
  • GEO NORGE Dans l'eau... (09/10/2007 publié dans : poésie )
    Dans l'eau... Dans l'eau du temps qui coule à petit bruit, Dans l'air du temps qui souffle à petit vent, Dans l'eau du temps qui parle à petit mots Et sourdement touche l'herbe et le sable ; Dans l'eau du temps qui traverse les marbres, ...
  • Claude ROY J'ai trois grands chevaux courant dans mon ciel. (09/10/2007 publié dans : poésie )
      J'ai trois grands chevaux courant dans mon ciel. J'ai un seul petit oiseau, petit, dans mon champ. Trois chevaux de feu broutant les étoiles. Un oiseau petit qui vit d'air du temps. Trois chevaux perdus dans la galaxie. Un petit oiseau qui ...
  • Amina Saïd Apparu disparu avec l'impétuosité du printemps (09/10/2007 publié dans : poésie )
    apparu disparu avec l'impétuosité du printemps comme un corps nu dans la lumière éteinte une étoile lyrique dans la nuit ensorcelée tu me gratifias d'une esquisse de sourire depuis je célèbre le tumulte intérieur ma folie de femme lentement détruite puis reconstruite ...
  • Amina Saïd l'élan le souffle le silence (09/10/2007 publié dans : poésie )
    l'élan le souffle le silence le rêve de l'âme l'instant d'éternité l'ombre transfigurée de ma mort ce qui en moi vainement te cherche tout commence et meurt avec les racines calcinées du soleil sur le monde car de toi me vient une part de lumière ...
  • Ainsi pour avancer sur la terre (09/10/2007 publié dans : poésie )
    ainsi pour avancer sur la terre nous suivons un rayon de lune jusqu'aux heures à peine éveillées de l'aube nous revenons pour partir encore souviens-toi de la toute première rencontre longeant des chemins infinis nous croyons lire dans la terre à livre ouvert ...
  • Toujours dans le poème Amina Saïd (09/10/2007 publié dans : poésie )
    j'entendrai le silence avant le mot m'abreuverai à sa bouche même alors naissent les choses les mots le monde je dis : toujours dans le poème j'entendrai le silence avant les mots et tu réponds : s'il existe un dieu c'est là qu'il habite ...
  • Tahar Ben Jelloun Mémoires rompues (09/10/2007 publié dans : poésie )
        notre mémoire rompue à l’écart de la pierre sur voile d’écume sur corps ouvert chaque ride est un siècle                     une forêt hantée par les étoiles ...
  • REDONNEZ-LEUR. René Char (09/10/2007 publié dans : poésie )
    Redonnez-leur ce qui n'est plus présent en eux, Ils reverront le grain de la moisson s'enfermer dans l'épî et s'agiter sur l'herbe. Apprenez-leur, de la chute à l'essor, les douze mois de leur visage, Ils chériront le vide de leur cœur jusqu'au désir suivant; Car rien ne fait naufrage ...
  • Charles Van Lerberghe Petite soeur la pluie (09/10/2007 publié dans : poésie )
                                                                       ...
  • Nos yeux se renvoient la lumière Eluard (09/10/2007 publié dans : poésie )
    Nos yeux se renvoient la lumière    Et la lumière le silence    A ne plus se reconnaître    A survivre à l'absence."            PAUL ELUARD
  • Lumière rousse Reverdy (09/10/2007 publié dans : poésie )
                  Lumière rousse On accroche le ciel d’automne aux quatre coins                Un tambour résonne Des pas dans le vent         ...
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